Dans le journal d'un officier français capturé à Verdun, tel que rapporté au « Deutsches Volksblatt », se trouvait un plan de déploiement français, qui se lit comme suit :
1ère Armée, Maubeuge : 1°, 2°, 3° et 10° Corps d'Armée
2ème Armée, Verdun : 9°, 11°, 4° et 6° Corps d'Armée
3ème Armée : Toul : 20°, 5° et 8) Corps d'Armée
4ème Armée : Epinal : 13°, 12°, 17° et 16° Corps d'Armée
5ème Armée : Belfort : 7°, 14°, 15° et 16° Corps d'Armée.
Chaque Armée compte 500 000 hommes, soit pour les cinq Armées 2 500 000 hommes disponibles pour l'offensive sans compter les troupes territoriales.
La 1ère Armée s'allie aux armées anglaise et belge, occupe Cologne et Coblence après avoir traversé la Belgique et va s'opposer aux forces allemandes avançant depuis le nord de l'Allemagne.
La 2e Armée occupe Metz et, après sa prise, se tourne vers Sarrelouis et Coblence, où elle fera jonction avec la 1ère Armée.
La 3e Armée envahira la Lorraine, occupera la partie nord des Vosges puis déplacera sa position devant Strasbourg.
La 4e Armée occupera les parties restantes des Vosges et suivra ensuite les autres armées comme armée de réserve.
La 5e Armée passera la nuit à Altkirch et Mulhouse puis se portera en avant de Strasbourg qu'elle veut prendre et fera sa jonction avec les trois armées, Armée A à Coblence, Armée C à Strasbourg, Armée D en réserve.
Ce plan opérationnel français fournit une preuve convaincante que non seulement les Anglais mais aussi les Belges avaient accepté dès le départ de coopérer avec les troupes françaises.
Source : Illustrierte Geschichte des Weltkrieges 1914
Traduit de l'allemand par Cl. He.